Bonjour
Je viens de tomber sur votre récit et je vais le suivre avec grand intérêt. Je suis admiratif des personnes qui se lance comme ça dans l'auto construction !!
J'aime la manière dont vous détaillez les choses: je sens que je vais apprendre plein de trucs (c'est déjà fait avec l'histoire du drain agricole/drain routier... Vu qu'on posera nous les drains, je me tromperais pas... Lol)
Bon Dimanche
« Terrassement : cet été on a fait des chateaux de sable XXL. »
Gros oeuvre > Terrassement
Par Woofy le 19/01/2021 à 10h35
Dates de l'étape : 19/08/2020 au 31/08/2020
Il y a un an, j'écrivais :
Ben au moins, elle nous aura apporté un prêt, c'est déjà ça ! ^^
Bonne année à tous (un poil en retard, je sais), qu'elle nous apporte une année moins pourrie que 2020 (allez, au moins le dernier semestre, ne soyons pas trop gourmand). Et qu'elle m'apporte rapidement une solution à la structure de la maison.
Bon allez, je vais enfin terminer le récit de nos 3 semaines intenses de cet été. Ça tombe bien parce que l'hiver est déjà plus qu'entamé, et que le retard commence à être plus que considérable
Mais bon, on avance comme on peut
Où en étions-nous ? Ah oui, le cul posé dans les engins, la fosse à lisier enfin vidée et comblée, le terrain jonché d'arbres abattus et de branches à broyer. Nous allons donc pouvoir attaquer le terrassement du chemin d'accès et du garage. Pas la maison pour le moment, tant qu'on ne résout pas notre problème de structure (spoiler : ça n'a pas bougé depuis juillet), on ne peut pas calculer les fondations, et donc on ne peut pas démarrer le terrassement.
Le but d'ici la fin de mes vacances est donc :
- Décaper la terre végétale sur les ≈240m² de chemin d'accès et d'espace roulables derrière la maison
- Creuser la plateforme du garage (en séparant terre végétale et terre de remblai)
- Creuser la tranchée des VRD depuis le poteau d'électricité/télécom jusqu'à la maison (au futur endroit de la buanderie), y mettre les gaines et reboucher
- Creuser la tranchée des VRD entre la maison et le garage, y mettre les gaines et reboucher
- Creuser le puits climatique, y mettre le tube et reboucher
- Mettre en place le fond de forme pour le radier du garage et le compacter
- Mettre en place une sous-couche sur les chemins roulables et compacter, afin de rendre le terrain accessible aux voitures et aux camions
Ça fait un sacré programme à faire entrer en seulement quelques jours (pour le récit j'ai séparé la partie démolition et la partie terrassement, mais on a fait les 2 un peu en même temps).
Pour commencer, nettoyons l'entrée du chemin d'accès des derniers déchets restant. C'était ce qu'il reste du tas de fumier qui était sur la fosse à lisier, que j'aurais bien réutilisé si cela ne servait pas de décharge aux précédents propriétaires. J'en ai trié une grosse partie, mais le reste de terre est plein de gravats et de plâtre. A la pelleteuse et au dumper, ça va plus vite à évacuer (surtout avec le gros godet de 90cm de large). Ce tas sera mis dans la fosse à lisier pour finir de combler dans les interstices.
Pendant qu'on travaille, j'ai commandé les gaines pour les VRD, les tube pour le puits climatique et l'adduction d'eau potable, quelques regards pour les évacuations du garage (eau usées si on met un lavabo, et eau de pluie), le géotextile, le polyane et les aciers pour le radier du garage.
Un gros camion arrive, et nous pose ça sur le terrain voisin (vu que l'accès n'est pas encore praticable sur le nôtre) avec sa belle grue (qui supporte 2T à 12m … elle me faisait envie).
Pour les VRD, je n'ai pas prévu les eaux usées comme initialement proposé par l'architecte : on manque un peu de temps, la tranchée est compliquée à faire (hé oui, on n'est pas doué avec une minipelle), la fosse à lisier nous prends plus de place que ce qu'on voudrait, et il y a au final très peu de chances que le tout à l'égout passe dans la rue un jour (en fait, s'il passe, ce serait en bas du terrain, dans le champ de la voisine … si elle donne son accord pour la servitude).
Mais on a pas mal de gaines quand même prévues :
Entre l'entrée du terrain et la maison :
· Electricité (Ø90 rouge … c'est gros et j'ai l'impression d'être le seul à mettre ça, mais il me semble que c'est ce que la norme exige)
· Eau (Ø63 bleu) avec son tube PEHD (Ø32 noir à bande bleue)
· Telecom (Ø63 vert x2). D'après les exigences d'Orange, le Ø50 n'est pas suffisant, même si un 40 ferait probablement l'affaire
· Electricité du portail (Ø40 rouge)
· Interphone portail (Ø40 vert)
· Electricité de l'éclairage du chemin d'accès (Ø40 rouge)
Entre le garage et la maison :
· Electricité (Ø40 rouge)
· Eau (Ø63 bleu) et son tube PEHD (Ø32 également)
· Courants faibles (réseau, bus domotique, …) (Ø40 vert)
Puits climatique :
· PEHD Ø32 de 100m
Mine de rien ça fait du monde dans la tranchée tout ça. Malheureusement on est assez limités avec les dalles béton à traverser, on ne pourra pas respecter les écarts demandés dans les DTU.
Et je me suis rendu compte un peu tard que j'aurais pu passer une petite gaine supplémentaire pour la téléinformation du compteur. Bon éventuellement je peux la passer dans le Ø90 rouge, ou alors passer les câbles dans l'une des gaine télécom (puis en plus d'ici à ce qu'on finisse la maison, ça sera de la fibre donc il n'y aura pas de cuivre ni d'interférences électromagnétiques).
Voici l'état du terrain avant décapage :
On a donc retiré environ 15cm de terre, sur les 130m² du chemin d'accès et toute la partie arrière de la maison. Le dumper a été d'une aide énorme dans cette étape-là, pour pouvoir ramener la terre au fond du terrain. C'est d'ailleurs un engin extrêmement plaisant à conduire (bon ok, j'ai pris mon pied). On est haut, ça a une patate monstre, un son de dingue à faire pâlir d'envie un kéké au volant de sa golf tunée, 4 roues motrices, un mode patate qui permet d'aller à pas loin de 50km/h je dirais (et sur un engin pareil, ça fait autant de sensations que dans la clio de belle-maman sur l'autoroute en descente avec le vent dans le dos, à pas loin de 120km/h, mais cheveux aux vent) monte bien la pente du tas de terre qu'on est en train de créer, et pourtant on se sent plutôt en sécurité. Et en prime, ON PEUT DESACTIVER LE BIP DE MARCHE ARRIERE (et ça, ça n'a pas de prix ).
Donc une fois décapé, voici ce que donne la zone voiture à l'arrière de la maison. On voit bien la réduction de la largeur du chemin dû au débord de l'étage de la maison (il y aura un pilier et une fondation, donc oui ça réduit un peu le passage). Une place parfaite pour stationner le dumper en attente de chargement.
Ce qui est dommage à propos du dumper, c'est que cet engin est très sous-exploité. Il a dû tourner même pas 1h sur la totalité du chantier (alors qu'on le paye aussi cher que les autres, ça fait un peu mal au porte-monnaie, mais bon c'est comme ça). En gros, pendant que Madame maniait la minipelle, moi j'étais toujours sur la démolition de la fosse à lisier et de la création du passage pour les VRD dans les dalles béton qui sont restées dans le chemin d'accès. De temps en temps (quand la mini-pelle me klaxonnait) je lâchais le marteau piqueur afin de démarrer le dumper, aller le vider en contrebas, puis le ramener où il était et retourner à mes occupations.
Après le décapage (et le creusement de la plateforme du garage sur 40cm de profondeur, mais je n'ai pas de photos), c'est au tour du creusement de la tranchée des VRD. Profondeur 1m, longueur 45m, 2 virages à environ 45°. Même si Madame semblait bourrée au vu de la rectitude de la tranchée (mais non, pas d'alcool en même temps que la conduite d'engin) c'est juste qu'on n'a pas les machines bien en main (et qu'on se fiait plus ou moins au fil pendouillant qui délimitait le terrain).
Le trou a été fait avec le godet de 40cm. Ça aurait été trop long de creuser plus large (je n'ai pas demandé le godet de 60cm au loueur, le puits climatique au godet de 60 aurait été plus compliqué au niveau du volume de terre sorti).
Pour la partie de la tranchée la plus proche du poteau, il a fallu faire un virage à 45° pour traverser le chemin d'accès sur quelques mètres et aller vers le poteau opposé. Et pour cela, il faut traverser la tranchée pour aller se mettre de l'autre côté, face à ce qu'on devait creuser (puis après retraverser pour revenir, impossible de faire le tour). Donc sauter par-dessus une tranchée d'un peu plus de 40cm avec une minipelle de 5T, j'ai préféré faire moi-même, au cas où. Je n'en menais pas large, mais c'est passé.
Petite anecdote : au final, bien que la traversée de la tranchée me faisait peur, c'est au final en roulant le long de la tranchée un peu plus tard avec la minipelle que celle-ci s'est effondrée partiellement, sous la chenille, entrainant le basculement de la machine dans le trou. J'ai pu m'en sortir en posant la pelle de l'autre côté de la tranchée avant de vraiment commencer à tomber. Donc je tenais avec une chenille sur la terre ferme, une chenille dans le vide, et la pelle posée au sol. Se sortir de là fut épique pour des débutants. C'est dangereux les tranchées, même peu profondes.
Une fois la tranchée creusée, il faut faire un lit de sable avant d'y poser les gaines. On avait 3 brouettes de taille différentes qui nous ont bien servies (sauf peut-être la petite en plastique, mais il faut bien que tout le monde travaille).
La tranchée terminée et sablée :
Les fourreaux seront posés vides dans les tranchées, sauf le fourreau d'eau car le tube est assez difficile à passer. On décide donc de le tirer pendant qu'on peut encore avoir la gaine droite sans aucune courbe ou virage.
Manque de bol, lorsqu'on a déroulé la gaine, le tire-fil en nylon s'est barré à l'intérieur. Pas grave, comme Manu-d.en-haut l'avait déjà fait, on attache un sac plastique à une cordelette, on le met dans le fourreau, et de l'autre côté on aspire.
Ça va TRÈS vite. Moins de 5s pour faire 50m. Faut pas tenir la cordelette à la main et avoir quelque chose pour la dérouler vite.
Puis une fois que la corde est passée, on fait un petit trou vers l'extrémité du tube PEHD, on l'attache, et un qui tire, l'autre qui pousse. C'est un peu galère mais ça vient avec un peu de bonne volonté. En revanche il faut dérouler la couronne de PEHD et ne pas la laisser s'engouffrer dans le tube sans rien faire (là je l'avais lâchée pour prendre la photo, mais sinon je la portais pour la dérouler). C'est au final ça le plus pénible, gérer le déroulement du PEHD.
Ensuite, on met les gaines dans la tranchée. Elles sont collées malheureusement, donc on s'assure qu'elles ne se chevauchent pas. Pour l'ordre il n'est pas pris au hasard : la gaine rouge et la verte vont au poteau électrique juste derrière la clôture de gauche, en revanche l'eau devra partir vers la route sur la droite. On recouvre de sable sur quelques cm (normalement 10 minimum, mais je pense ne pas en avoir mis assez), puis on déroule les grillages avertisseurs dans le même ordre que les gaines.
Au passage : pour cette tranchée nous avons encore une fois utilisé le dumper pour transporter et verser le sable. On y a passé dans les 2m3 de sable, peut-être plus, c'est donc très pratique de pouvoir rouler le long de la tranchée, la benne tournée à 90° et qui verse lentement au fond du trou. La répartition se fait au râteau.
Le sable utilisé est du sable de béton recyclé, juste bon pour du remblai. J'en ai commandé un peu trop (17T, environ 12m3 je crois), au final on en a utilisé moins de la moitié. La faute à une tranchée moins large que prévue, et à une épaisseur de remblaiement au sable moindre.
Bon on avait une deadline pour finir les VRD, car ensuite arrivait le 1er camion de recyclé béton 0/80, prévu pour la forme du garage. Il fallait finir avant pour lui permettre de rentrer au fond du terrain jusqu'au garage. Pari réussi : gaines en place à 12h01, tranchée rebouchée à 13h00, camion sur place à 13h27. Ouf !
Le voici qui arrive dans un nuage de poussière (avec au fond le tas de terre végétale issue du décapage).
La totalité du camion (17T) est prévu pour la forme du garage de 40cm d'épaisseur. Comme il faut le compacter en 2 couches de 20cm, on verse la moitié au fond du trou du garage, l'autre moitié à côté.
On étalera à la minipelle.
Il n'a pas plu depuis 2 mois, l'argile est à nu, ça fait de la poussière de partout. Enfin c'est comme ça depuis plusieurs jours, mais là sur les photos on le voit bien.
Bon il reviendra le lendemain pour commencer à nous poser du recyclé béton sur le chemin d'accès pour faire une sous-couche roulable. On ne perds donc pas de temps, on commence immédiatement le creusement du puits climatique. Longueur : 93m, profondeur environ 2m. C'est beaucoup plus long à creuser, et surtout plus compliqué car pas mal de virage.
Et puisqu'on y est, autant faire notre 1ère belle et grosse boulette.
Il est 16h, ça fait à peine 4h que le tuyau d'eau est posé, et on vient de l'arracher avec la minipelle. J'ai mal repéré l'emplacement de la tranchée. La dent du godet a soulevé le tuyau sur 1m et arraché le fourreau. Il est fichu. Le grillage avertisseur n'a servi à rien car on l'a attrapé par en dessous.
Bon on continue la tranchée en laissant l'emplacement visible, pour plus tard.
Les nombreux virages et l'obligation de creuser en reculant compliquent la tâche. La minipelle étant à califourchon au-dessus de la tranchée, impossible de la sortir lorsqu'elle est en bout de terrain. On doit donc faire une longueur droite, passer le tuyau, reboucher partiellement, sortir la minipelle pour la placer ensuite sur la section suivante et creuser le virage. Au virage suivant, on passera le tuyau dans la nouvelle section de tranchée puis on viendra reboucher l'ancienne.
Il n'y a que la 1ère tranchée de départ du tube (sous la maison) qui reste ouverte car nous l'utiliserons pour le retour du tube dans la maison, afin de boucler la boucle.
Passer le tube nécessite de descendre dans la tranchée, parfois pour finir un peu le travail à la pelle. La tranchée n'est pas blindée, c'est fortement déconseillé. Ici j'étais dans le cas d'une marne compacte, j'ai pris le risque quand même car pas trop le choix (et le blindage coûte cher et fait perdre beaucoup de temps, même si ça sauve des vies). Spoiler : ça ne s'est pas effondré, je ne suis pas mort. Mais je déconseille fortement quand même. Je gardais toujours l'échelle pas loin et facilement accessible au cas où je puisse tenter de courir pour sortir. Et s'il avait plu, je n'y serais pas allé.
En revanche tous ces virages nous ont pris beaucoup plus de temps que ce que je pensais. On a dû décaler un peu la livraison de recyclé béton, mais également faire un méandre de moins et raccourcir de 14m la longueur de la tranchée pour gagner 1/2 journée. Il restera 77m de longueur sur les 93 initialement prévus. En pointillés : le trajet prévu initialement. En rouge le raccourci.
On a dit au-revoir au dumper qui est rentré chez le loueur, et nous avons accueilli un nouvel engin : un rouleau compresseur vibrant d'1m de large, pour 2T. Ben en agrément de conduite, on n'a pas gagné au change. Outre le fait que les vibrations se ressentent TRÈS LOIN chez les voisins et sont très pénibles (pour eux comme pour nous), il est impossible de désactiver le bip de marche arrière comme sur le dumper. Et celui-ci est TRÈS BRUYANT, surtout quand on est assis sur l'engin et qu'on a au final la tête juste au-dessus, et qu'on doit faire des aller/retour sans arrêt (il faut bien compacter dans un sens puis dans l'autre). Enfin, l'articulation au milieu n'est pas facile à manier lorsqu'on veut s'orienter précisément, et surtout, IL GLISSE. Et il est hyper sensible aux creux et bosses. Le loueur m'avait prévenu, attention aux tranchées, il pourrait glisser dedans (je l'ai dit, c'est dangereux les tranchées). Bon celle du puits climatique était rebouchée (sauf la dernière section de retour à la maison, j'en parle après).
Donc c'est parti pour compacter le garage. On fait 2 passes croisées, en vibrant, dans un sens et dans l'autre, en reculant sans arrêt. C'est pénible pour les oreilles (protections auditives obligatoires), mais également pour les voisins (pas tant pour le bruit, plutôt pour la vaisselle qui a tendance à vouloir sortir des placards).
Une fois la 1ère couche compactée, on étale le recyclé pour faire la 2ème couche.
Et de nouveau 2 passes croisées pour compacter tout ça. Ça fonctionne plutôt bien, mais les bords sont compliqués à atteindre. Et même si les longueurs font entre 5 et 6m, il est difficile de manier cet engin dans un espace au final très petit.
Une fois tout ça compacté, on utilise la fin de la tranchée du puits climatique, partiellement rebouchée, pour passer les fourreaux de raccordement entre la maison et le garage.
D'ailleurs le fait de ne pas reboucher la tranchée nous a bloqué la minipelle toute une journée au-dessus de sa tranchée, sans pouvoir la sortir, et les manœuvres ont été compliquées. Nous avons justement eu de la pluie (beaucoup de pluie) sur les derniers jours, la tranchée devenait instable sur la fin et nous avions peur de faire tomber la minipelle.
Et comme on n'avait plus le dumper, le sablage de la tranchée à été faite à la brouette à main. Ben c'est vachement plus long et plus physique à faire (le tas de sable étant à 20m de là et le terrain accidenté avec tous les travaux), et surtout lorsqu'il a fallu passer le sable sous la minipelle (avant que la tranchée ne devienne instable hein). Je me suis d'ailleurs défoncé le crâne en me cognant sur la lame. Je l'ai dit, les tranchées, même peu profondes, c'est dangereux !
Ah et en parlant de la pluie : vous vous souvenez la gaine d'eau arrachée au début du creusement du puits climatique ? J'avais laissé le trou ouvert pour savoir où c'était et pouvoir le réparer ultérieurement (c'était sous la maison donc pas besoin de faire rouler des camions par-dessus), sauf que cette pluie, justement, a fait s'effondrer le trou, et le tas de terre à côté, à tel point que je ne savais plus du tout où cela se trouvait. Aucun indice, rien. J'aurais dû mettre un piquet pour repérer ça :(
Bon on ne va pas s'apitoyer sur notre sort, je reprends le boulot dans 3 jours, il faudra rendre les engins à un moment donné (parce que ça fait déjà 3 fois que je prolonge la durée de la location, coup de bol il n'y avait personne derrière moi pour les prendre), donc on termine ENFIN de reboucher la tranchée. Le puits climatique est terminé, ce fut 3 jours de galères juste pour ça et on est bien content de passer à autre chose.
On peut voir d'ailleurs les 2 gros tas de terre excavés au fond du terrain. La pluie a fait ressortir leur grande différence de composition : d'un côté, la terre végétale bien noire, de l'autre la terre argileuse reste grise/marron. Entre les 2 il reste des branchages qui n'ont pas encore été triés/broyés. Les souches des arbres sont à côté du noyer, derrière le tas de terre végétale. Je verrais ce qu'on en fait, si on les met juste à la déchetterie ou si on tente d'en faire quelque chose (des tabourets ?).
Pendant que Madame finissait de reboucher la tranchée du puits climatique, j'en profite pour poser le futur tuyau d'évacuation des eaux usées dans le garage. Pour le moment, juste 2 coudes à 45° (à lèvres … ça s'emboite bien mais c'est une plaie à démonter ensuite si on a oublié quelque chose) et un bout de tube CR8 qui arrive dans un regard en béton. On verra plus tard, lorsqu'on aura fait la plateforme de la maison et qu'on aura passé les tuyaux d'eaux usées, pour se raccorder dans le regard à ce morceau de tube. Je l'ai quand même chanfreiné avant de le mettre en place, après il ne bougera plus.
On vérifie la pente pour s'assurer que l'écoulement ira bien (66mm/m, c'est presque trop). On peut voir que je ne me suis pas trop cassé la tête : le regard en béton est posé juste au-dessus des gaines arrivant dans le garage. Le trou était déjà fait, à la bonne profondeur, ça m'allait bien. Il faudra faire attention en revanche quand il faudra recreuser de ne pas arracher les fourreaux (c'est du vécu).
On cale ça avec un peu de sable. Mouais pas certain que ça ne bouge pas en fait. Et une réduction 110/100mm, le CR8 à lèvre étant en 110. De toute façon c'est pour un lavabo, pas pour un WC. Bref, c'est bon, plus rien ne bouge.
Allez, il faut faire la sous-couche roulable sur le chemin d'accès. On a déjà eu un camion venu nous étaler du recyclé béton sur la 1ère moitié du chemin d'accès, au-dessus de la fosse à lisier jusqu'à la route. Mais comme des bleus pris par nos travaux, j'ai oublié de dérouler le géotextile.
Bon pour la 2ème moitié, je ne me fais pas avoir, le géotextile est bien là. Le camion déverse en avançant sur ce qu'il avait déversé précédemment. Mine de rien ça roule sur presque tout ces camions-là !
Allez, il reste encore une livraison ou 2 pour tout l'arrière de la maison. On déroule le géotextile partout, avec un peu de recouvrement entre chaque bande, et on le fait tenir par quelques cailloux car il y a un peu de vent qui se lève.
Une fois que tout est livré, avec la minipelle, on étale le tout. Ce qui est assez délicat, c'est de faire quelque chose de plat. Conseil du chauffeur : poser le godet de curage devant nous, puis avancer avec la machine, en compensant la hauteur en fonction du chemin. Orchidounette se débrouille plutôt bien.
On compacte ensuite le chemin d'accès. Vu qu'on a dû faire ça un dimanche, les voisins n'en pouvaient plus. J'aurais bien fait ça le samedi mais rappelez-vous, la minipelle était bloquée sur sa tranchée (et c'était ce samedi-là). Je reprends le boulot lundi matin, on rends d'ailleurs les engins à ce moment-là, donc pas le choix, il faut transgresser les règles et finir coûte que coûte. Encore désolé pour mes voisins qui ont dû subir 3 semaines de travaux intensif, avec le rouleau compresseur qui a été la goutte d'eau sur un vase bien plein.
Bref, le compactage se fait bien, plus facile que le garage car cette fois c'est plus rectiligne. Tant pis pour les passes croisées, on fait droit, et un peu en diagonale, c'est juste pour faire un truc stable pour les camions de livraison et les toupies de béton.
Au passage, une autre belle frayeur que je me suis faite (oui c'est toujours moi). En compactant le recyclé le long de la limite du chemin d'accès, en étant quelques cm plus haut que le chemin du voisin, le recyclé s'est tassé en pente, et le rouleau compresseur a glissé pour tomber d'une falaise de quelques cm de haut.
J'ai quand même eu la peur de ma vie, du haut de l'engin j'ai vraiment cru que j'allais me renverser. Du coup j'ai sauté du siège pour me mettre à l'abri.
J'VOUS LE DIT, C'EST DANGEREUX LES TRANCHÉES MÊME PEU PROFONDES (bon ok, 15cm tout au plus ici). D'ailleurs, ça a été compliqué de remonter sur le chemin, vu que ce machin glisse et n'accroche pas du tout. Autant je me suis éclaté avec le dumper, autant je ne languis pas de remonter sur cet engin.
Allez, le lundi matin, notre livreur préféré (il est quand même passé déjà 6 fois pour nous livrer le sable, le recyclé béton) viens nous faire la dernière livraison : les galets roulés 20/40 pour le hérisson qui sera sous le radier du garage. Là je pense que je me suis planté, je n'aurais pas dû prendre du roulé, je ne pensais pas que ça serait aussi instable. Enfin bon c'est un garage, on fera avec, si ça merdoie ce ne sera pas le plus grave. On étalera au râteau vu qu'on doit rendre les engins (spoiler : le loueur aura du retard et ne pourra pas les récupérer le lundi, donc on prend 10 minutes pour étaler les galets rapidement avec la minipelle, ça économise 2h de râteau).
Et voilà, les vacances sont terminées, le terrassement du chemin d'accès aussi.
Au final ça a été pour moi 3 semaines de vacances intenses, dans une chaleur pas possible (on n'est pas en ville, mais il a fait quand même plus de 35°C par moments, et nous n'avions absolument pas d'ombre) sauf les 3 derniers jours où avec la pluie, on est passé sous les 14°C (et bosser sous la pluie dans le froid, toute la journée, c'est une horreur, de la boue de partout, vive l'argile). Des travaux physiques, éreintant, des journées de dingues, de la poussière, …
On a eu des voisins très compréhensifs (même si on en entend encore parler) vu tout ce qu'ils ont subi. Niveau poussières, je dois un lavage de voiture à tout le quartier.
Ah et dernière anecdote : sur la dernière photo on peut voir la ganivelle par terre. Lorsqu'on a fait livrer les aciers et les fourreaux, tout était posé devant. En prenant les aciers avec la minipelle (je dirais environ 500 à 600kg de ferraille), on a fait l'erreur de tourner avec la tourelle plutôt qu'avec les chenilles. Lorsque les aciers étaient en l'air sur le côté de la minipelle, celle-ci a commencé à basculer. Réflexes : tout poser … sur la ganivelle.
Ben une ganivelle ça résiste vachement bien à 600kg d'acier posés à la va-vite. Elle s'est couchée lorsqu'on a soulevé à nouveau, mais elle n'a pas cassé. Et on a évité le pire avec la mini-pelle, OUF !
C'est sur que ce n'est pas la meilleure occupation. Mais au moins on sait où il est, ça évite de lui rouler dessus. Et sur les endroits plus risqués il ne monte pas dessus. Là où il était, peu de risques de tomber.
Il a fait quelques passages avec moi parce qu'il voulait tester mais il n'était pas présent en permanence. Et c'est Woofy qui teste les trucs dangereux, moi je suis prudente
Après, c'est dur de l'empêcher de venir sur le chantier avec nous donc il a le droit de jouer sur le tas de sable et les tas de terres mais on lui rabâche tout les jours que c'est dangereux et qu'il ne faut pas faire n'importe quoi.
Good job Woofy , tu avances bien
Pas évident de manipuler la grue.
Tu as prévu un essai plaque pour ton radier?
On avance en même temps c'est bien. Je vais couler la dalle d'ici 2 semaines et toi tu en es ou maintenant?
Non pas d'essai par plaque, ce n'est qu'un garage. L'essai par plaque coûterait pas loin de la moitié du prix du garage. De même, un terrassier m'a dit qu'il aurait fallu utiliser un rouleau compresseur de 10 tonnes. Rien que la livraison de l'engin sur chantier c'est 1500€.
Super toutes ces explications ! (Merci c'est très utile ! Et merci pour tous ces détails , j'ai tout lu avec grand intérêt, car on compte faire tout les tvx préparatifs avant que le maçon arrive)
Mais que je comprenne bien: ce que vous racontez là c'est déroulé cet été c est ça ?
Et félicitations à Mme Orchidounette pour Le coup de godet !
Vous en êtes où actuellement ? La maison est montée mais vous nous faites languir avec un décalage de 6 mois ? Lol
Ben alors la maison ... non toujours rien. On est sur le garage et en 6 mois, les avancées sont décevantes.
Déjà, rien qu'après ces 3 semaines éreintantes, on n'a rien fait pendant 3 week-ends. Ensuite je n'y travaille que le soir des fois, le week-end. Souvent seul, et certaines choses sont impossibles à faire seul.
Lol, non. Comme dit dans le récit :
Pas la maison pour le moment, tant qu'on ne résout pas notre problème de structure (spoiler : ça n'a pas bougé depuis juillet), on ne peut pas calculer les fondations, et donc on ne peut pas démarrer le terrassement.
Nous en sommes toujours au garage, actuellement, on construit les murs en ossature bois mais avec la météo, les enfants, le boulot, etc... ça n'avance pas vite
Merci pour le coup de pelle
Pour les enfants, les miens avaient 7 et 9 ans au moment du gros oeuvre et des trucs dangereux. Comme pour vous on ne pouvait pas les laisser à la maison seuls donc ils venaient avec nous sur le chantier.
Il est difficile d'avoir un oeil sur eux en permanence et il faut aussi rester vigilant sur notre propre sécurité et ce que l'on fait.
Notre démarche a été de les responsabiliser : leur montrer où c'était vraiment dangereux, leur expliquer pourquoi. On leur a aussi demandé de ne jamais se quitter, de toujours rester à deux.
Autre chose importante : les outils. On en avait de très dangereux (cloueur à gaz, scie plongeante, etc...) et leur dire qu'il le sont ne suffit pas. Les enfants sont curieux et aiment tester, expérimenter. Donc je les leur ai fait essayer. Bien entendu, en leur expliquant les risques et en les aidant. Au final, ils n'ont jamais touché les outils car cela ne les intéressait plus.
Plus généralement il faut trouver de quoi les occuper. On a eu des après-midi très tranquilles quand ils se mettaient sur un projet à eux genre circuit de bille dans le tas de sable.
C'est également ce qu'on fait. On ne pourra pas aller à l'encontre de leur curiosité naturelle, surtout à cet age là les gros engins (de travaux, j'vous vois venir) ça les fascine (et ça dure au moins jusqu'à 37 ans visiblement ... ).
Donc comme toi Coroebus, on les accompagne, on leur montre les dangers ou on leur explique (pendant la démolition par exemple je montrais les éclats de béton qui volait, et de l'importance de porter des lunettes de protection), et ils finissent par se lasser et aller jouer ailleurs.
Il avait le droit de monter dans la minipelle lorsqu'on était à proximité et qu'elle était arrêtée, moteur coupé (et clés pas dans la machine), à condition de ne pas toucher les commandes. Et de venir avec nous dans la minipelle à certains moments lors de travaux faciles.
En revanche interdiction d'être à proximité de la meuleuse ou du marteau piqueur s'ils sont branchés ou en utilisation. Et le coupe-boulon est trop lourd pour qu'ils s'en servent, le pistolet à clous pareil, trop lourd. En revanche pour la visseuse il y a moins de dangers donc je le laisse m'aider, ou la perceuse.
Et lui au moins, il met son masque et se lave les mains avec le gel hydroalcoolique lorsqu'on va chez les marchands de matériaux (et il me fait remarquer bien fort que les artisans qui arrivent derrière moi s'en fichent des mesures barrière ... ce qui a fait bien plaisir également aux vendeuses, et qui m'a valu une ptite ristourne ... j'adore ce gosse ).
On vis à côté du chantier, c'est important qu'ils n'y aillent pas sans qu'on soit au courant. En général il joue sur les tas de terre, ou le tas de sable. Et ça nous fait ça de moins à s'occuper pour pouvoir continuer sur le chantier.
Bref, je préfère qu'il soit SUR le rouleau compresseur que DESSOUS. Et s'il est dessus, on sait où il est et on a un oeil sur lui. Sinon il serait peut-être à proximité pour regarder, et on ne le verrait pas lorsqu'on manoeuvre.
PS : le voisin a pu jouer avec la minipelle aussi (faut bien tester ! On est tous de grands enfants), tester le dumper, et avec son autorisation ses enfants ont pu faire un petit tour de dumper (pas à conduire hein, juste assis à côté).
« Réparation boulette 1 : le tuyau d'eau arraché »
Gros oeuvre > VRD / Fosse septique
Par Woofy le 07/02/2021 à 21h50
Dates de l'étape : 01/10/2020 au 03/10/2020
Hello,
En creusant le puits climatique, nous avions mal estimé la proximité avec les arrivées des gaines d'eau, électricité, télécom et portail. Et notre 1ère boulette arriva : le tuyau d'eau a été arraché par une dent du godet lors de sa remontée.
Au final, le tube a été remonté de plus de 60cm, il est plié, et la gaine arrachée. Et comble du bonheur, le trou s'est rebouché un peu tout seul avec l'aide de la pluie (du moins sans qu'on n'en soit conscient, on voulait le laisser ouvert), donc il a fallu mettre quelques coups de pelle (pas mécanique mais à huile de coude) pour retrouver son emplacement.
Ça m'a pris 2h environ pour retrouver son emplacement, puis encore quelques heures pour parvenir à le dégager.
Quand enfin j'ai trouvé l'extrémité du tuyau, que faire ?
J'ai pensé a couper le morceau plié, réparer la gaine puis mettre un manchon électrosoudable. Seulement sans trop connaître le prix de ce genre de truc (il faut le manchon qui doit coûter 10 à 20€ je pense, mais également la location de la machine pour pouvoir envoyer du courant dans la résistance incluse qui va faire fondre et souder le PEHD autour de celui-ci).
Normalement, c'est plus résistant que le PEHD de base de ce que j'ai cru comprendre, c'est rapide et simple à faire. Mais vu comme le PEHD a été tiré, et tout cela sera en terre (sous la fondation de la maison en plus), j'ai préféré la jouer sécuritaire, racheter une couronne de 50m de PEHD et le remplacer entièrement.
Donc ce qu'on voulait absolument éviter de faire (tirer un PEHD dans une gaine de 45m qui fait 2 virages), on doit donc le faire. Et à 2, c'est la galère.
On attache le nouveau PEHD à l'ancien via une ficelle un peu costaud, en faisant un trou dans chaque PEHD pour les accrocher. Ne pas faire le trou trop près du bord, sinon risque d'arrachement (et ça serait dommage de devoir tout recommencer).
Ensuite, un qui pousse le tube dans la gaine, et un qui tire. Pour aider, vu que j'ai un pot énorme de lubrifiant silicone pour joints à lèvre, on en tartine copieusement le nouveau PEHD pour qu'il glisse mieux dans sa gaine.
Et c'est pas simple. En tentant de se synchroniser et en tirant d'un coup sec, on parvient à faire de petits à-coups qui permettent d'avancer de 5 à 10cm à la fois. Ça nous prends quelques heures pour sortir seulement quelques mètres du tube.
On a bien tenté quelques astuces : attacher le tube à la bagnole puis tirer : trop violent, l'accroche entre le tube ancien et la bagnole a cédé (la ficelle a tenu, c'est la paroi du tube qui s'est arrachée).
Attacher le tube à une sangle à cliquet, attacher la sangle à la bagnole ou à un arbre : ça fonctionne, mais c'est trop long, et il faut assez souvent dérouler et retendre la sangle, ou l'accrocher plus loin.
La même chose avec le palan : trop galère à le maintenir horizontal, et le tube s'est à nouveau arraché.
Après plusieurs heures d'effort (répartis sur 2 jours), on parvient à faire les 35m depuis l'entrée jusqu'à l'emplacement du trou ! Hourra !
Du coup on en reste là pour la journée, complètement épuisés.
Erreur. Le lendemain, le trou sera rempli de flotte apporté par la pluie, la glaise va s'effondrer et le reboucher partiellement (mais cette fois j'ai un piquet pour m'indiquer l'emplacement si jamais il s'effondre complètement).
Il faudra attendre 2 jours que ça s'arrête de pleuvoir, que ça s'infiltre partiellement, et écoper un peu l'eau pour pouvoir de nouveau travailler, réparer la gaine (en manchonnant un morceau neuf) et tirer sur les 6 derniers mètres ce qu'il manque.
Pour ces derniers mètres, un ami est venu nous filer un coup de main. Et tout de suite, à 2, ça va beaucoup plus vite. Malgré le fait que ce soit les mètres les plus difficiles car la totalité de la longueur doit être tirée, on le fait en seulement quelques minutes.
Comme quoi, la force physique, c'est vraiment pas pour moi.
Et cet ami a eu l'immense gentillesse de m'aider à reboucher le trou. Tant mieux, parce que niveau moral, c'était pas ça, et ça a pris encore un bon moment pour parvenir à balancer pas loin d'1 ou 2m3 de glaise là dedans (c'est qu'avec toutes ces pluies, et ces heures à passer à élargir le trou et retirer ce qui s'effondrait, il devenait assez gros).
Allez, une bonne chose de faite et à mettre derrière nous.
Puis comme on dit, faire et défaire, c'est toujours faire ! A bientôt pour les prochaines boulettes !
Comme je vous comprends....faire et refaire....je n'en peu plus !!
alors respect pour ce rattrapage de boulette avec en prime le petit coup de boue pour corser la reprise
Salut Woofy,
Tu confirme ce que je pensais, passer un PEHD quand le fourreau est déja enterré c'est juste une misère, donc j'ai prévu de le passé dans son fourreau et après l'enterrer. Parce que moi j'ai presque 90 ml... Pour le cable EDF ça va être coton, je sais pas encore comment je ferai car la couronne va être bien lourde.
Coroebus on peut le passer sans fourreau (ce que j'ai fait pour le puits climatique hydraulique), mais impossible ensuite de le retirer si jamais il devait y avoir un problème. C'est pas pour le prix du fourreau qu'il faut se priver. En cas de connerie (genre un coup de minipelle malencontreux là où il ne faut pas), ça sert !
PtitJu: les règles de l'art (je ne sais plus quel DTU mais ça se trouve) indiquent de mettre une chambre de tirage à chaque virage, et tous les 30m. Donc normalement, il te faudrait 3 chambres de tirage au minimum.
PS : pour tirer 90m "à sec", il te faudra au moins 100m (voir plutôt 150m) de ligne droite avec du recul pour pouvoir le tirer correctement. Je te recommande de le lubrifier aussi (au liquide vaisselle par exemple, ça doit marcher).
EDIT : d'ailleurs j'aurais du mettre 2 regards de tirage, mais je ne voulais pas avoir un regard béton disgracieux en plein dans mon chemin d'accès (surtout qu'il aurait été pile sur les passages de roues, et bon une toupie de 40T, bof).
Gros oeuvre > Terrassement
Par Woofy le 22/02/2021 à 11h55
Dates de l'étape : 4/10/2020 au 29/10/2020
*je vais noter désormais en début d'article les dates de réalisation des différentes étapes, je vais reprendre les précédents articles pour indiquer ça.
Bonjour à tous,
Reprenons: allez, ça fait 3 mois qu'on a notre terrain, et pour le moment tout ce qu'on a c'est un chemin d'accès. Bon on a bien bossé (je trouve) pour en arriver là, mais il faut continuer à avancer.
On continue donc le garage. On est déjà fin octobre, il ne fait pas encore trop froid mais on ne doit pas trainer si on veut pouvoir couler la dalle avant le gel.
Prochaine étape donc : le ferraillage ... ah non il faut d'abord faire ce qu'il y a en dessous.
Mais j'ai pas envie.
Mais si faut le faire.
Bon ben c'est parti pour la pose des drains alors, et la mise en terre de la gaine pour l'éventuel éclairage du chemin d'accès (si on en met un jour).
Ce qui est fun lorsqu'on a du terrassement à faire, c'est d'avoir bien compacté le sol avant avec des engins mécaniques, puis de le faire à la main, principalement au crépuscule car les jours raccourcissent vite. Bref, c'est pas une étape qui m'a fait rêver (et ça ne sera pas la seule).
Donc je commence petit, en enterrant le fourreau de Ø40mm rouge à quelques cm sous la surface du sol bien compacté et bien dur, depuis l'angle du terrain (parce que jusque-là il suivait la tranchée des VRD) jusqu'à l'entrée du garage. A la pioche, parce qu'il n'y a que ça qui marche pour décompacter les 12cm de recyclé béton. Pour reboucher, un coup de botte, ça suffira bien, de toute façon on est vraiment au bord du terrain et à faible profondeur (10cm je dirais, sur une tranchée de 5cm de large).
C'est pas beaucoup, mais ça m'occupe déjà 2 soirées. C'est physique, et avec ma carrure de crevette (bon ok, de gambas), c'est pas mon dos qui m'a remercié.
Ensuite on s'attaque au drain, en orange sur le plan précédent. Il y aura 2 sections qui débuteront dans le coin nord-est (avec chacune un regard dans le garage pour déboucher au cas où), et se rejoindront proche du coin sud-ouest (carré marron sur le plan). Ce sera également le regard d'évacuation des eaux pluviales.
Je voulais du drain routier, mais je ne trouve que du drain agricole. Et après réflexion, ça ne me plait pas.
Je parviens finalement à trouver à la filiale travaux publics de la SAMSE (qui m'ont bien conseillé au passage, merci !) un drain routier rond. Contrairement au drain à fond plat, il n'a pas besoin de coudes spécifiques (qui peuvent couter cher ou être difficiles à trouver), il s'encastre dans des raccords PVC à lèvre Ø110mm.
Donc c'est parti, avec ma ptite voiture, je vais chercher les gaines de 6m pour faire le tour du garage. Il faudra un peu d'astuce pour pouvoir les transporter.
Pour mettre mon regard, je vérifie d'abord ce qu'on a creusé en refaisant la limite. Et je vérifie le 1er regard d'évacuation des eaux usées.
Manque de bol, il est placé pas droit, et il mange sur la limite. Visiblement, j'aime bien faire et refaire. Bon, quelques coups de pelle tout autour (c'était remblayé, mais pas compacté) et je peux le déplacer, le reculer par rapport à la limite et le tourner un peu pour le remettre droit. Il faudra également remettre d'aplomb l'évacuation des eaux usées.
Bon allez, il est temps de placer le regard d'évacuation du drain et des eaux pluviales. Après quelques prises de mesures, il faudra placer le regard 40cm sous le sol du garage. Mais dans le flan qui n'a pas été creusé, ce qui fait un trou de plus d'1m de profondeur. Je pensais que ce serait galère, mais finalement en 2 soirées c'est fait. Pas de brouette, je balance la terre argileuse directement sur le tas de terre qui est au-dessus et n'a pas été retiré. Le soir du 1er jour, je mets une rehausse pour vérifier ce qu'il me reste à creuser, et pour éviter que le tas de terre ne s'effondre et ne me referme le trou. J'ai également aplani autour du trou pour éviter les effondrements (on ne m'y reprendra pas 2 fois).
Le lendemain, je finis le trou, et je sable histoire d'avoir un fond plat. Je tasse comme je peux en sautant à pied joint au fond (hé oui, pas de dame).
Pose du regard et vérification au laser ... mouais, je suis un peu bas, il faudra peut-être une petite rehausse supplémentaire de 10cm. Mais au moins ça me donne un peu de rab pour la pente du drain.
Du coup, je revérifie mes niveaux pour confirmer la pente. Le point haut se trouve sur le point le plus bas du terrassement du garage (et donc le point bas, avec le regard, là où j'ai mon point haut ... cherchez l'erreur). Bref, ça fera pas beaucoup à creuser au début (8-10cm, histoire d'avoir le drain sous le niveau du sol) et beaucoup plus à la fin (ben 40cm j'ai dit précédemment). Dans la photo ci-dessous, le trait du laser est au niveau haut de la future dalle du radier.
Allez, on creuse. Je repère par un coup de bombe la limite avant de la dalle, et un autre coup de bombe la ligne de mon drain.
J'ai débuté par le côté le plus profond en remontant. C'est physique, j'ai du matériel pas très adapté pour sortir le recyclé béton et l'argile du trou (je décompacte à la pioche, et je retire le tout avec un petit transplantoir de jardinier). Et ça me remplis des brouettes à vitesse grand V. Je n'utilise pas la pelle de maçon, elle est trop large et me ferait retirer des quantité énormes de terre.
Et dans un moment de lucidité, je reconnecte mon cerveau : si je commence par l'avant, je ne pourrais plus passer la brouette pour faire les drains du fond.
Bon allez, on arrête les conneries et on se trouve une pelle pour avancer.
Tiens, en GSB, on trouve pile ce qu'il faut : une pelle à drain !
12cm de large donc pile ce qu'il me faut pour la tranchée, 43cm de long pour la pelle (hors manche) donc peut prendre pas mal de matériaux à sortir du trou.
Hé ben ça ne dépote pas, mais ça va tout de suite plus vite. Je fais la tranchée du fond (côté est) qui est la plus difficilement accessible à la brouette. Une fois creusée, le niveau vérifié au laser, sablée et tassée, je passe à la suite.
Dans le coin je mets un coude. Il n'est pas là pour lier au drain côté nord, mais pour remonter vers la dalle. J'y mettrais un tampon de réduction et un bouchon à vis, afin d'accéder au drain ultérieurement et pouvoir le nettoyer voire le déboucher.
Je commence ensuite l'autre section, en démarrant côté nord. Idem, là aussi il y aura un tampon de visite avec bouchon, juste à côté du 1er.
Une fois de niveau (pente d'environ 1cm/m, c'est pas énorme et il faut bien vérifier chaque mètres de drain), on déroule le géotextile (1m de large). Puis on pose le drain au fond dans le géotextile. Allez, je fini là pour ce soir, je ne vois presque plus rien, je continue demain.
Et là, c'est le drame ! Il pleut toute la nuit. Et pas qu'un peu !
Bon au moins je sais que le drain est nécessaire vu comme la terre a du mal à absorber les gros orages. Mon drain posé hier se met à flotter.
D'ailleurs, c'est l'occasion de découvrir les prémices d'un nouveau problème mais qui était déjà un peu plus attendu : les tranchées du puits climatique creusées cet été commencent à s'effondrer.
Je me suis enfoncé d'un coup en posant le pied dessus. Comme quoi, le recyclé béton compacté, ça tenait bien jusqu'à présent. Et je suis content de ne pas avoir fait de tranchée sous la fondation du garage ou de la maison.
Je tente de poser quelques planches au bord du trou pour éviter que le terrain de la voisine (et ses poteaux de clôture) s'effondrent dans mon trou, mais bon faut avouer que ça n'a pas servi à grand-chose. Mais rien ne s'est effondré, c'est déjà ça.
Le lendemain l'eau a été absorbée, je continue les tranchées avec les 2 morceaux les plus profonds : sud et ouest.
Je peux ensuite poser le géotextile et les drains, et travailler sur le T d'évacuation. Un peu galère car les 2 drains ne sont pas bien en face, et la pente avec mon regard posé un peu plus bas que ce qui était prévu m'obligent à beaucoup creuser à la main ou au transplantoir pour parvenir à mettre tout le monde en face, tout en m'assurant de ne pas avoir de contrepente.
Enfin, on remplit le géotextile de galets (ceux du hérisson, galets roulets lavés 22/44) en faisant bien attention de ne pas soulever le drain et glisser des galets dessous, et on referme le géotextile en passant bien les 2 bords l'un sur l'autre, pour que rien ne se glisse au milieu et que les fines soient arrêtées, pour ne pas boucher le drain. Une erreur que j'ai faite : la 1ère longueur de drain posée (à l'est) a tout de suite été remblayée avec les galets, avant d'avoir mis les coudes. Ça a été une vrai galère d'emboiter le coude par la suite sans lever le drain. En revanche la vérification du niveau au laser et avec une simple règle d'1m fonctionne au poil !
Les angles sont un poil plus galère car j'ai 2 géotextiles qui se croisent, faut jouer un peu du couteau pour que ça tombe bien. Mais bon, c'est pas de la haute couture non plus.
Pour le T, on lui fait sa découpe.
On colmate ensuite les interstices entre le tuyau et le regard béton afin que le sable ne vienne pas s'y écouler. Et on comble le trou avec du sable de remblai.
Reste encore à reboucher et étaler le hérisson et voilà, fini le terrassement à la main (spoiler alert : bah non, en fait y'en a encore ) ! Mais je suis content du résultat, et mon drain fonctionne bien pour le moment, même si tout arrive dans le regard béton et y reste ... je raccorderais une évacuation définitive lorsque je saurais ce que j'en fais (peut-être au puits perdu, lorsqu'il sera fait, avec les drains sous la maison).
Salut Woofy, l'eau que tu collectes est claire?
J'avais pour idée de récupérer l'eau dans ma cuve récupération d'eau de pluie mais si elle est fort trouble cela ne m'intéresse pas.
Salut. On ne voit pas forcément très bien mais le regard est au pied d'un gros tas d'argile. Je ne l'ai pas trop ouvert pour éviter de tout faire tomber dedans. A priori elle est un peu boueuse, pas super claire. Je ne pense pas que les drains vont récupérer des hectolitres, surtout face à la toiture. Donc autant ne pas trop s'emmerder à la décanter et la traiter, avec la toiture j'en aurais déjà bien assez.
Blooby a à peu prêt le même terrain que moi (très argileux et caillouteux, de la bonne terre à pisé). Il avait au départ connecté le drain à sa cuve de récupération d'eau de pluie, mais il a changé d'avis et l'a redirigé vers le puisard. Tu peux voir ça dans son récit je crois.
Je confirme que dans les premières années, l'eau est assez trouble et qu'elle se décante au fond de la cuve. Au bout d'un an je pense que je vais faire un bon nettoyage pour voir si cela continue.
« Radier du garage : le béton, c'est pas ma passion. »
Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle
Par Woofy le 07/03/2021 à 18h01
Date de l'étape : 31/10/2020 au 04/11/2020
Allez, on continue. Maintenant que les drains sont fait, le hérisson étalé au râteau, il nous reste relativement peu de temps avant que les grands froids n'arrivent et qu'on ne puisse plus couler le béton du radier. On n'a jamais fait de béton (pas même une petite bétonnière), donc on se fera aider par beau-papa (78 ans) qui était maçon quelques décennies en arrière.
Donc 1ère étape: coffrer. J'ai choisi de m'appuyer sur la terre du terrain quand je le peux, surtout en limite, histoire d'éviter d'avoir à décaisser encore plus et de déborder le terrassement chez la voisine (c'est hors de question), et d'éviter de déchausser ses poteaux. Et aussi parce que j'en ai marre de creuser.
En revanche on protège les poteaux qui apparaissent en remettant un peu de terre argileuse devant, histoire qu'ils ne se fassent pas serrer par le béton, et le polyane remontera dessus. J'aurais bien mis une bande mousse mais je n'en avais pas, et ça coûte assez cher pour n'utiliser que quelques dizaines de centimètres. On coffre rigoureusement le coin proche de la borne, où la terre est plus basse et passe sous le niveau fini de béton, au niveau de l'entrée du garage, et devant le regard béton du fond (celui de devant est vraiment contre la dalle, et il n'y a pas de trous de chaque côté). Les planches de coffrage (175mm de haut par 22mm d'épaisseur) sont résistantes, mais sur les grandes longueurs on renforce avec un chevron, et on coince le tout avec des fers à béton sur l'intérieur et l'extérieur. Les fers placés à l'intérieur sont suffisamment grands pour pouvoir être retirés une fois le béton coulé.
On place l'évacuation des eaux pluviales dans le même regard que l'évacuation du drain, mais sur la réhausse d'au-dessus.
Au passage, on peut constater que les tranchées du puis climatique continuent à se tasser. Ça tombe mal, c'est assez profond et la toupie ne pourra pas passer. Il faudra combler temporairement.
On démarre ensuite le ferraillage. Il y a 35 barres Ø10mm de 6m de long, à couper et plier en une vingtaine d'équerres et 120 U. On se monte un petit atelier découpe et pliage de fers pour aider un peu. C'est l'occasion de ressortir le coupe-boulon, et une plieuse à fers à béton.
Ca fonctionne super bien, mais c'est quand même un peu bas et le dos ramasse. Pour l'occasion, mes parents sont venu nous aider pour la journée.
A 2 pour la découpe des barres, on se met juste à côté, sur le tas de planches de coffrage, ça va plutôt vite. Par contre il faut parvenir à ne pas perdre le compte des barres de 1m10 coupées qui serviront à faire les U. En appuyant le coupe boulon par terre et en posant son poids dessus, on force beaucoup moins.
Ensuite on passe les tas de barres de 1m10, et on fait des U (50cm de long x 10cm de large). Les 2 branches du U ne sont pas totalement dans le même plan, mais ce n'est pas très grave pour le coup.
Dans le même temps, on déroule le polyane sur le hérisson. Il servira à éviter que l'eau du béton ne s'infiltre dans le hérisson et ne vienne à manquer en fond de radier, et accessoirement boucher les quelques trous sous les planches de coffrage et devant les quelques poteaux qui débordent dans le trou (qui, je le rappelle, ont été un peu remblayé avec de l'argile pour faire tampon).
Le polyane fait 6m de large. Presque les dimensions du garage. Mais ce dernier n'est pas parfaitement rectangulaire donc il faut faire des rajouts triangulaires.
On débute le ferraillage. Merci à Basss pour nous avoir donné une idée de ce qu'on pouvait faire, ça a été bien utile !
On fait donc un radier de 20cm d'épaisseur, avec une nappe de ST50 au fond, une nappe de ST25C en haut, un chainage carré tout autour, et des U tout les 20cm pour relier les 2 nappes de treillis soudés via le chainage carré.
On met donc la 1ère couche de treillis soudés, le ST50. Les plaques (6m x 2m50) font une bonne centaine de kg chacune, il faut être 3 ou 4 pour les manipuler.
On les déplace devant le garage, posées sur des tubes en PVC et des bouts de drains pour le surélever et pouvoir les découper à la bonne taille.
On utilise le coupe boulon pour découper les mailles et retirer les morceaux en trop, ça va plutôt vite et c'est plus agréable à faire qu'à la meuleuse.
On continue la découpe des treillis. Je me sers du décamètre comme repère pour la découpe des longueurs.
Au passage, c'est super bien le coupe boulon pour faire les découpes le soir lorsque l'heure des travaux est passé, c'est silencieux, et je ne dérange pas les voisins (il y a suffisamment d'occasions de les ennuyer, si on peut en éviter une ou 2 …).
Bon alors pour la mise en place, j'ai merdé. Je pensais pouvoir utiliser les cales plastiques rondes qui se clipsent sur le treillis pour le surélever, en en mettant suffisamment. Mais le hérisson dessous reste plutôt mou et si ça tient le treillis, lorsqu'on marche dessus, les galets roulent, les cales percent le polyane et se cassent lorsqu'on marche sur le treillis soudé. Je remplace par des cailloux un peu plus gros mais c'est déjà un peu tard pour les glisser sous le treillis et ils s'enfoncent également dans le hérisson.
On glissera sous le treillis des pierres un peu partout, comme on peut, avant de poser les nappes suivantes pour le surélever mais le résultat n'est pas terrible. J'aurais du prévoir des cales plastiques longues, ou des pierres plus larges et posées avant de mettre les treillis.
Bref, la 1ère couche de treillis est presque terminée (à une découpe prêt). Heureusement, le ST50 est vraiment lourd et pas possible de le placer à 2. Le reste est suffisamment léger pour le manipuler à 2.
Au passage, voici le détail du passage des gaines. J'ai fait un trou pour les passer depuis le bord, c'est plus simple que de les glisser dans les mailles en descendant la nappe à l'horizontale (on la déplace en position verticale, sinon elle est trop souple), et on reconstitue le treillis de l'autre côté en mettant une barre de Ø10.
On met ensuite en place les chainages carrés tout autour de la dalle. Les angles ne sont pas droits, il faut reprendre un peu les équerres pour régler l'angle. On glisse ensuite les U autour, ils relieront les nappes inférieures et supérieures.
Pour le coup, glisser les U fut assez long et pénible. Pas besoin de mesurer en revanche, les mailles du ST50 faisant 10cm, il suffit de mettre un U une maille sur 2.
La lieuse automatique est un vrai bonheur pour lier les fers ! C'est pas compliqué à faire avec juste une tenaille et une bobine de fil de fer recuit mais on avait vraiment beaucoup de liens à faire et toutes les économies de temps sont bonnes à prendre (surtout vu le prix de la lieuse: moins de 15€). J'aurais dû en acheter une 2ème en revanche, car pour le coup il n'y en a qu'un seul qui peut les lier, et c'est une étape très longue. Sinon j'ai acheté une bobine de 5000 liens à boucles, il va m'en rester quelques-uns.
Une fois tout lié, on pose des écarteurs de nappes, ou "zig-zag" pour écarter les nappes et poser par-dessus le treillis soudé ST25C. Je les positionne à 70cm (je ne sais plus où j'ai trouvé cette valeur) les un des autres, mais je trouve que c'est quand même plutôt large.
Ensuite, on recommence à poser des treillis soudés : transport devant le garage sur les tuyaux, découpe, puis mise en place. Cette fois ils sont bien plus légers donc à 2 ça va mieux. En revanche ils sont très souples, donc impossible de porter à plat. Je termine la pose, les dernières découpes en triangle et les ligatures tard le soir (autour de 23h … c'est vraiment bien le coupe-boulon pour couper les aciers j'vous ai dit, c'est silencieux !). Il y a tellement d'aciers qu'on ne distingue plus trop ce qui est en place.
Je n'ai pas de photos (la nuit on ne voit pas grand-chose) mais 2 jours plus tard (la veille d'arrivée de la toupie) je me suis rendu compte avoir oublié les attentes pour le surbot (petit muret béton de 20cm de haut sur 20cm de large, en limite, sur lequel nous fixerons les murs bois). Donc j'ai repassé une nuit à ferrailler des bouts de chainage carré liés au treillis soudé, placé tous les 2m (j'aurais dû probablement en mettre tous les mètres), afin de pouvoir ferrailler le surbot plus tard.
Bon maintenant il faut préparer l'arrivée de la toupie. Parce que les trous continuent à apparaitre, ils sont profond, et elle ne passera jamais.
C'est Orchidounette qui a fait le boulot en journée, pendant que je télétravaillais. Décaissage du concassé, découpe du géotextile pour faire apparaitre la terre argileuse en dessous qui faisait des crevasses énormes.
C'est pire que ce qu'on pensait. :/ Mine de rien, quand on ne compacte pas, on le ressent après : ne pas faire l'impasse du compactage des tranchées, surtout si elles font 2m de profondeur. On avait pourtant rebouché avec des matériaux secs (la terre excavée en plein milieu de l'été).
Le rebouchage se fera avec de la terre restante (tassée au mieux à l'aide d'une lambourde) puis remise en place du géotextile et du recyclé béton. C'est du temporaire, juste le temps de pouvoir passer une toupie de 40T dessus.
Et le lendemain matin, un mercredi (comme ça les enfants sont à la maison et peuvent voir le gros camion eux aussi), la toupie arrive. Il fait 5°, ça va monter à 8° maximum dans la journée, et ça devrait descendre autour des 4° au plus froid de la nuit dans les 3 jours qui arrivent, donc normalement on est bon, ça ne devrait pas geler. On aura même un peu de temps pour tirer le béton.
On n'allait quand même pas faire ça seuls alors qu'on n'a jamais fait de béton, donc on avait de nouveau prévu que beau-papa vienne nous aider, à minima nous donner des conseils et vérifier le ferraillage. Sauf que … on a été confinés le week-end juste avant, donc il n'a pas pu venir et on se retrouve juste à 2 à regarder ce gros camion qui recule avec ses 7,5m3 de béton, en espérant qu'il ne s'enfonce pas et ne reste pas bloqué avant d'être au plus proche du garage.
Ouf ça tient. Le chauffeur met en place les 3 goulottes (ça fait arriver le béton au milieu du garage, donc on n'aura pas trop à le tirer pour l'amener au fond) et on coule. C'est du S4, relativement liquide donc il se réparti bien. En revanche, je n'ai pas pu mettre de règles de tirage car je n'avais rien de suffisamment droit et pas trop épais, donc j'ai posé quelques piquets avec un scotch de repère, qui se sont révélés inutiles et même contreproductifs par la suite. J'avais quand même le laser en place et le niveau repéré sur une pige, mais dans le feu de l'action, en étant seulement 2 à devoir tirer le béton, impossible de contrôler.
En 20 minutes c'est terminé. Heureusement, je vois les trous qui commencent à s'effondrer à nouveau sous la toupie. Le coffrage (celui de devant notamment) a tenu le coup.
Je n'ai pas réussi à faire mon niveau, tant pis, le S4 semble tout de même pas mal lisse donc on commence à débuller (avec un débulleur créé sur place avec quelques bouts de bois, que le chauffeur nous a aidé à faire). Et effectivement, c'est bien lisse derrière….
… sauf que j'ai oublié de retirer ces piquets que je n'aurais jamais dû mettre ! %#@?!%
Donc il a fallu marcher dans le béton débullé, retirer les piquets, reboucher les traces de pas …
… et re-débuller. Sauf que cette fois, le béton a commencé à tirer, et que le débullage ne fonctionne pas DU TOUT !
Donc tant pis, on y va à la taloche. Et ça donne un résultat absolument dégueulasse.
(sur la photo, on voit bien les chaînages carrés qui dépassent pour venir accueillir le ferraillage du surbot)
D'ailleurs ça se verra bien après la prise, la laitance est remontée sur tout un côté, l'aspect de surface est vraiment mauvais. Bon ça ira bien pour ce qu'on doit en faire, ça n'est qu'un garage, mais pour l'évacuation de l'eau, c'est râpé.
Bref, le mieux est l'ennemi du bien, faut pas trop en faire quand on ne sait pas faire !
Voici le résultat après 2 jours de prise du béton.
Tant pis, je poncerais ou je ferais un ragréage … ou je laisserais comme ça, on verra. Si je m'ennuie et que j'ai trop d'argent je sais quoi faire.
Les températures sont encore positives, mais on est début novembre et il nous reste encore le surbot à faire donc il faut se dépêcher avant qu'il ne fasse trop froid, et qu'on soit bloqués jusqu'à mars. La suite bientôt (et bientôt pour de vrai, le prochain article est déjà prêt ) !
Manu-d.en-haut, quand tu mets "c'est beau" sur l'article, tu veux bien sûr parler du camion de chez Gachet, tout beau tout neuf tout blanc tout propre, et non de la dalle finale hein ?
C'est une étape sympa le ferraillage ! Si je fais la dalle de la maison, peut-être que je ferais le ferraillage et je ferais faire le coulage par des pros
Pour la maison il faudra passer l'hélicoptère je pense, je ne suis pas certain que ce soit à ma portée.
Un bravo plein de solidarité, j'ai coulé ma première dalle hier, juste un demi m3 à la bétonnière et je comprends tout à fait l'espèce de stress qu'on a à faire cela seul la première fois.
J'aurais bientôt moi aussi le radier de mon garage à couler. 12m2, ça va être une autre affaire
Oui j’ai vu quelques vidéos où ils faisaient comme cela et j’ai vu faire les chapitres donc ça devrait aller.
Il faut surtout faire attention à soigner la solidité du coffrage car 30 cm de hauteur ça pousse fort avec du béton très liquide.
30cm ça fait beaucoup oui.
Nous 20cm, avec des planches de coffrages renforcées par un chevron, 4 fer à béton planté dans le sol pour 5m80 de long et c'était bon, je ne m'étais même pas embêté à faire des cales sur la hauteur, ça tenait.
Pour l'état de surface, si tu veux laisser brut, il faudra passer l'hélicoptère (j'aurais dû le faire je pense). Au débullage ça peut laisser des petites vaguelettes de quelques millimètres je crois, à voir.
quand le béton commence à tirer mais reste mou en surface, tu peux passer un coup de règle à plat pour lisser sur une plus grande surface. Ça fait bcp moins de traces.
Mais maintenant, c'est fait, c'est trop tard ^^
Attention à l'hélicoptère, quand tu n'as jamais fait, ba t'as jamais fait, quoi...
Super compliqué à maitrisé, et sur un béton S4, tu peux attendre longtemps avant de trouver le bon moment pour le passer.
Il faut un béton ferme en surface mais pas trop.
C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains ont l’impression d'être brillants avant d'avoir l'air ... con.
Ouaip, c'est bien pour ça que je pensais plutôt le faire faire, je ne m'y risquerais pas.
J'aimerais bien en tester une autoportée un jour n'empêche (pas pour la maison, bien trop petite).
EDIT : et pour la règle, merci pour le tuyau, ça tombe sous le sens j'aurais dû y penser.
Bonjour Woofy,
Je suis impressionnée par le nombre de ferrailles que tu as mis.
Dommage de n'avoir pas pensé à la règle pour le lissage de la dalle. Un réagréage sera le plus simple certainement.
Vu la hauteur des vagues, le ragréage risque de ne pas être donné (j'ai calculé 500€ pour rattraper 5mm) ! ^^
Si je fais un ragréage, je les poncerais avant à la meuleuse Ø230 (j'ai un disque de ponçage Ø180, c'est petit mais pour de petites surfaces ça fonctionne), le ragréage me servira à rattraper les trous du ponçage.
Sinon je loue une ponceuse à béton de 35 ou 40cm de diamètre, ça sera probablement plus régulier et peut-être pas besoin de ragréage dans ce cas. En tout cas, ça fait 5 mois que c'est comme ça, j'ai un trou au fond vers les 2 regard du drain qui stocke l'eau donc c'est plus ça qui m'embête plutôt que les vagues (j'avais peur que l'eau ne s'évacue pas avec les vagues, mais en balayant ça va), c'est pas trop compliqué de passer un coup de balai. Pas de soucis pour poser une échelle ou certains trucs au sol, une petite table pliante, mais pas testé pour un truc style armoire.
Hello !
Garde le comme ça, en version brut, ça donnera un style intérieur incomparable
En tout cas, c'est déjà bien de le faire soi même (et je préfère rater quelque chose moi même que payer et que ça soit aussi mal fait).
« Murs du garage : on passe la seconde et on met le surbau ! »
Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle
Par Woofy le 14/03/2021 à 20h40
Dates de l'étape : 15/11/2020 au 29/12/2020.
Après la dalle du garage, on n'a pas fini le béton. Il en reste encore un petit peu pour le surbau qu'on va faire à la main. Le surbau: c'est un petit muret de 20cmx20cm, qui permet de mettre hors d'eau les murs du garage. Le haut de la dalle du garage étant (à peu près) au niveau du sol, on devrait normalement faire tout le tour avec ce surbau. Mais côté sud, peut-être qu'un jour je ferais une extension histoire de faire un atelier, et je n'ai pas DU TOUT envie de devoir couper le surbau, donc on va plutôt faire un caniveau sec et laisser le mur bois à hauteur de la dalle.
Donc on ne fait le surbau que sur les 2 côtés en limite, et le petit retour à côté de la porte de garage (côté nord).
C'est parti pour le ferraillage. Je remets le chainage carré que j'ai utilisé pour la dalle et les poteaux de jonction entre la dalle et le surbau. Et on met des équerres partout pour tout bien tenir.
Le petit retour au niveau de la porte de garage fait 30cm environ, je fais des équerres pliées sur 2 plans afin de les reprendre dans le chainage du mur nord et dans le poteau remontant de la dalle. Et je mets des U qui relient les 2 poteaux vu que sur une si petite distance je ne mets pas de chainage.
Ça ne devrait pas bouger.
Pour chaque poteau, 4 équerres tiennent les chainages. Dans l'angle du fond, il y a en plus 4 autres équerres pour relier les 2 chainages.
Et vient une étape qui a été très longue. Le coffrage. D'un côté, je veux pouvoir m'appuyer sur le coffrage pour faire le niveau du surbau et être bien de niveau. De l'autre, je veux usiner le moins possible mes planches de coffrage afin de pouvoir les réutiliser. Elles font 17,5m de haut, et il me faut 20cm (et jusqu'à 23cm, j'ai quand même réussi à faire une pente à l'avant du garage), donc il faut que je rajoute quelque chose en-dessous. Mais tout ce que j'ai est trop gros.
On a fini par déligner des vieilles lames de terrasse, sur lesquelles ont posé les planches de coffrage et on règle leur hauteur avec des équerres. Un coup de scotch pour comble le trou entre les 2 planches et le tour est joué. Mais le temps de faire tous ces petits ajustements, et bien tout mettre de niveau, ça nous a pris plus d'une semaine. Il faut qu'on se dépêche, le temps se rafraichi vite. D'ailleurs on a déjà eu un peu de gel durant la mise en place du ferraillage et du coffrage. Mais le 26 novembre, on a une fenêtre de tir avec 2 jours où la température reste au-dessus de 5°, y compris la nuit. C'est le moment à ne pas louper, après ça va être compliqué.
Donc entre midi et 2, après une matinée de boulot, on sort la bétonnière, on débâche les sacs de ciment, on branche le tuyau d'eau dans la douche histoire de ne pas avoir de l'eau gelée, et pour mettre toutes les chances de notre côté j'ai également acheté quelques sachets d'accélérateur de prise pour le ciment. Et on dose tout au seau, je ne me risque pas à doser à la pelle.
Je m'étais plutôt bien organisé en versant les 500L de sable juste devant le garage, et en stockant les 6 sacs de ciment dessus. J'ai besoin d'un poil plus de 500L, donc j'ai pris un 6ème sac de ciment, et quelques sacs de mélange sable gravier en plus, au cas où. Bien m'en a pris.
Une fois les 500L de mélange en vrac passé et le 5ème sac de ciment terminé, on n'arrive pas à la fin, même s'il ne manque pas beaucoup.
Bon ben obligé de faire un tiers de sac de ciment supplémentaire, et de remettre 1 ou 2 sacs de 35kg de mélange. Je trouve qu'il y a beaucoup moins de graviers que dans le mélange en vrac d'ailleurs.
Mais on finit le coulage, taloché le long des planches de coffrage, c'est correct. Il est 15h, il faut que je reprenne le boulot quand même ! On n'a même pas mangé.
On a du rajouter des serre-joints au passage car j'avais sous-estimé la poussée du béton. D'ailleurs en posant un serre-joint au fond, je l'ai un peu trop serré, cela a fait bouger les planches de coffrage et remonté un peu le niveau du béton fini.
Et quelques jours plus tard une fois que la prise est bien faite …
Tout est gelé. Il a un peu neigé, la dalle est couverte de glace. On a vraiment coulé au dernier moment possible.
On décoffre, et on vérifie que les angles soient bien formés. J'avoue, après le fiasco de la dalle, je suis plutôt satisfait du résultat.
Je mets un coup de laser pour vérifier le niveau du mur (la tolérance je crois est de 2mm sous une règle de 2m). Des fois ça va à peu près …
Mais là où j'ai trop serré avec le serre-joint, ça a rapproché les coffrages et le niveau de béton est monté de quelques millimètres.
Encore un truc qui va m'ennuyer plus tard et que je devrais rattraper.
Ensuite, on commence à placer les 4 angles des murs. Et vérification avec les poteaux de la voisine : certains penchent vers chez nous, ou sont plantés au-delà de la limite chez nous, bref, il va falloir s'en écarter si on veut pouvoir passer les murs, les 4cm de fibre de bois et les 2cm d'enduit.
Et c'est pas simple car une simple translation n'est pas possible : le garage n'est pas rectangulaire, le mur du fond est le plus grand, et il faut que je m'adapte au surbau, notamment devant avec le retour à côté de la porte de garage.
Bon je me suis pris le chou quelques heures sur SketchUp, mais j'ai trouvé la solution en faisant 2 rotations selon 2 points d'origines différents. Rotations d'environ 0,3°. Cela décale certains points de plusieurs centimètres en revanche, il faut donc rallonger un peu le surbau, et rallonger un peu la dalle. Coup de bol, on a pu avoir de nouveau 2-3 jours de température positives (nuit comprise) alors qu'on est fin décembre.
Pour le surbau, je n'ai pas ferraillé (je rajoute 3cm environ). Pour la dalle en revanche j'ai scellé quelques fers avec de la résine car je rajoute 11cm x 55cm.
Coup de bol, on parvient à avoir quelques jours de redoux, du coup on se précipite pour vite faire une brouette de béton.
Au décoffrage on a un aspect moyen, mais qui sera bien rattrapé au ponçage.
Au niveau du ponçage, j'en profite pour tester un peu le long de la porte du garage ce que ça donne. J'ai un 1er bout correct, puis j'ai commencé à fatiguer et le disque de ponçage a bien marqué la dalle. Ça fait des aspérités beaucoup moins profondes que les vagues d'avant, mais avec un plateau de seulement 180mm ça risque d'être long. Donc on verra plus tard.
Et voilà, fini le béton ! On va enfin pouvoir passer à une étape un peu plus marrante : le bois !!!
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Informations sur le projet : Type de travaux : Construction neuve Style : Contemporaine / classique Label énergétique : PASSIVE Surface habitable : 270m² (8 pièces) Superficie terrain : 1129m² Type de constructeur : Auto-construction